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Faune

L’Ile Maurice abrite une vaste faune endémique de 25 espèces de vertébrés terrestres indigènes, dont des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des insectes et des mollusques.

Elle comprenait au moins 18 espèces d’oiseaux endémiques, dont les 7 suivantes ont totalement disparu : le dodo (Raphus cucullatus, éteint depuis 1662), le gros perroquet (Lophopsittacus mauritianus, éteint depuis 1680), la poule rouge (Aphanapteryx bonasia, éteinte depuis 1760), le perroquet bensoni (éteint depuis 1770), le fruit pigeon ou pigeon hollandais (Alectroenas nitidissima, éteint depuis 1840), le hibou (Otus commerson, éteint depuis 1650), et le hibou Tylosauzieri (éteint depuis 1850).
 
A ce jour, neuf espèces d’oiseaux endémiques ont été recensées.
 
Les seuls mammifères endémiques de Maurice étaient des chauves-souris, comprenant au moins 4 espèces : Pteropus niger (toujours présente), Pteropus subniger (éteinte), Taphozous mauritianus (toujours présente) et Tacdanda acetabulosus (toujours présente).
 
Les deux espèces de tortues géantes, Geochelone inepta et Geochelone trisseratta sont éteintes. Il y avait au moins 11 espèces de lézards, 5 espèces de Scincidés et 6 espèces de geckos; au moins 2 espèces de serpents, le boa Casarea dussumieri et le boa Bolyeria mullicannata. Ces deux espèces de boas vivaient à l’Ile Ronde. La première y est encore présente, mais la seconde y a été vue pour la dernière fois en 1975. Il semblerait qu’il y ait environ 2 000 espèces d’insectes et de papillons qui croissent à Maurice. Parmi ces derniers, les trois variétés citrus, focus et sailor  sont endémiques de l’île.
 
Parcs nationaux et service de conservation
 
Le service des Parcs Nationaux et de la Conservation, le NPCS, est une institution gouvernementale créée le 9 mai 1994 conformément aux dispositions du Wildlife and National Parks Act de 1993.
 
La mission du NPCS consiste à :
Garantir la gestion et la restauration durable de la faune et de la flore terrestres endémiques et indigènes de Maurice, afin de préserver leur biodiversité générique pour les générations futures, notamment à travers la conservation in-situ et ex-situ, la restauration de l’éco-système, la conscientisation du public, la promotion de l’éco-tourisme et la mise en œuvre d’accords internationaux sur la biodiversité.
 
L’état actuel de la biodiversité terrestre à Maurice
 
La biodiversité terrestre de Maurice est enrichie par un haut degré d’endémisme, de par l’âge et l’isolation des principaux îlots avoisinants et appartenant à l’état. Ce fort taux d’endémisme et de diversité des espèces par unité de surface est à l’origine de l’identification de Maurice par l’IUCN (union Internationale pour la conservation de la nature) comme centre de diversité des végétaux d’une part, et d’autre part de l’inclusion des Mascareignes dans les zones sensibles en matière de biodiversité de Madagascar et des îles de l’océan Indien.
 
Cette biodiversité unique a été dévastée par l’intervention de l’homme depuis la colonisation de l’île il y a environ 400 ans. Les forêts endémiques ne recouvrent aujourd’hui qu’environ 1,9 % de la superficie de l’Ile Maurice, tandis qu’à Rodrigues, il n’existe plus aucune zone de forêt endémique à canopée fermée. Maurice a été classée par l’IUCN au troisième rang mondial des pays ayant la flore la plus en danger. Toutes les forêts qui restent à Maurice sont menacées par les actions des plantes et des animaux exotiques envahissants, et, bien que la destruction de l’habitat direct ait été presqu’entièrement contrôlée sur les hauts plateaux, elle représente toujours une menace dans les régions côtières et les zones humides, et sur les îles avoisinantes de Maurice.